Kiosque numérique

A partir de la semaine prochaine, l’opérateur ouvrira un service de presse à la demande compris dans ses forfaits. Un modèle qui vise à fidéliser les abonnés en multipliant les contenus en libre consultation. Le kiosque de SFR inspire la concurrence. A l’instar de l’application SFR Presse, l’opérateur Bouygues Telecom a annoncé ce lundi le lancement, à partir de la semaine prochaine, d’un service d’accès en illimité pour ses abonnés à une large offre de presse en version numérique. Bouygues Telecom a passé un accord avec LeKiosk, un acteur présent depuis 2007 dans la distribution numérique des journaux, qui propose au total 1 600 titres en catalogue pour des formules d’abonnement à partir de 9,99 euros par mois. «Des millions de clients de Bouygues Telecom, détenteurs d’offres mobiles et fixes pourront, progressivement à partir du 29 mai, accéder en illimité sur smartphone, tablette et ordinateur, à plus de 1 000 titres de la presse nationale et internationale, quotidienne et magazine», indique l’opérateur dans un communiqué. Comme chez SFR, une majorité des 16,6 millions d’abonnés de l’opérateur – les clients Bbox et Bouygues Telecom qui ont un forfait mobile de 20 Go et plus – pourront accéder sans frais supplémentaires à un grand nombre de titres de la presse quotidienne et hebdomadaire. Mais certains – comme l’Equipe, qui vient de rejoindre l’offre SFR Presse – devraient demeurer en option payante. Selon l’ACPM, l’alliance pour les chiffres de la presse et des médias, la presse est aujourd’hui majoritairement lue en version numérique, à 56%. «Chaque mois, ce sont plus de 40 millions de citoyens qui lisent au moins un titre de presse sur ordinateur, tablette ou mobile, avec une nette préférence pour ce dernier qui concentre 23% des lectures», précise Bouygues Telecom. Cette offre s’inscrit dans la même stratégie de fidélisation des abonnés et de «convergence» via l’apport de contenus intégrés dans les forfaits initiée l’an dernier par SFR, avec la création de son offre également proposée au prix de 19,90 euros par mois pour les non-abonnés. Mais cela n’a pas pour autant empêché l’opérateur de continuer à perdre des abonnés sur les trois premiers mois de l’année. «On espère que notre stratégie en direction des contenus, dont on mesure l’impact aujourd’hui, va payer encore plus. Le contenu, c’est la clef pour se différencier et faire remonter l’ARPU [l’indicateur qui mesure le revenu généré par abonné, en progression ces derniers mois chez SFR, ndlr]», assurait alors le directeur général d’Altice, la maison-mère de SFR, Michel Combes.